Nous buvons

cauchemar1

Texte et dessin de Gaël Octavia

Nous buvons un rêve atroce
Un rêve dont nous suffoquons
Une même vague qui glisse
Dans dix mille poumons ouverts
Le rêve laisse une perlée de sueur
Entre nos omoplates
Mais nos mains restent fermes
Autour des flûtes translucides
Nous buvons
Ils en meurent
Ne laissant rien à dire
Rien que notre amour des petits garçons gorgés de sel
Nos flûtes peuvent tout contenir
Des vagues bleues prises en pleine face
Du bois pourri ou incendié
Et même les pantalons rouges
Des petits garçons aimés d’amour

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